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La radiodiffusion au service du CNR
Thornton s'appliqua à exploiter la fascination du public pour la radio et à mettre celle-ci au service de ses besoins. Il y voyait une invention capable de faire entrer le nom et le message du CNR dans les foyers canadiens. Pour faire bien paraître le CNR et offrir un service qui se distinguerait de la radio de l'époque, il fallait s'y prendre avec méthode et classe. Ainsi, Thornton comprit qu'il était nécessaire de présenter un service radiophonique aussi bien coordonné et homogène que le chemin de fer qu'il cherchait à bâtir. Il s'agissait de remplacer la programmation rudimentaire des premières stations - décriée par les critiques pour démontrer que la radio n'était qu'une fantaisie passagère - par un produit de qualité, diffusé sur le vaste territoire du CNR. Le 1er juin 1923, Thornton annonça la formation d'un service de radiophonie et en confia la direction à W.D. Robb, vice-président de la colonisation et du développement. W.H. Swift junior, un ingénieur radio expérimenté, fut embauché comme chef de service. Le premier employé affecté au nouveau projet fut Jack Carlyle, qui avait débuté sa carrière en 1913 à titre de vérificateur des comptes du trafic marchandises au Grand Trunk Railway, l'un des prédécesseurs du CNR. À la Chambre des communes, le ministre des Chemins de fer et des Canaux expliqua la mission du chemin de fer en ces termes: "Fournir un moyen de communication entre les dirigeants du chemin de fer et le public; faire la promotion du Canada et des Chemins de fer nationaux du Canada; divertir les passagers des trains de long parcours et les clients des hôtels de la Compagnie; et, plus généralement, rendre le service ferroviaire plus attirant pour le public. En tant que moyen de publicité, la radiotéléphonie demeure inégalée, et la direction croit que la création d'un service de radiophonie constitue un pas exceptionnel et constructif pour les activités ferroviaires." |
