CBC Television Network

1946

Le développement de la télévision au Canada avait été interrompu par la Seconde Guerre mondiale. D’autres pays avaient pris les devants dans des expérimentations d’après-guerre, mais le Canada, réalisant que la télévision traverserait une période difficile et coûteuse, optait pour le rôle d’observateur. D’après l’analyse qu’il en avait faite, le gouvernement fédéral jugeait plus prudent de retarder l’introduction de la télévision jusqu’à ce qu’il soit convaincu qu’il pourrait adopter un système servant les meilleurs intérêts du pays.

Cela étant dit, les Canadiens vivant à proximité de la frontière canado-américaine recevaient relativement facilement les émissions de télévision américaine, tandis que d’autres Canadiens plus éloignés de la frontière, mais dotés d’antennes pouvaient les capter avec une clarté variable. Mais la plupart des Canadiens n’avaient pas encore vu leur première émission télévisée – et ils attendaient l’avènement de ce nouveau médium avec impatience.

1949

En mars, le gouvernement du Canada franchissait une première étape positive en autorisant la Société Radio-Canada à créer des centres de production de télévision  à Toronto et à Montréal et en lui prêtant les fonds nécessaires pour ce faire.

1950

Même si la télévision canadienne n’existait toujours pas, 30 000 téléviseurs avaient été achetés au Canada en 1950, et 40 000 autres l’année suivante.

1951

La Commission royale d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences (la Commission Massey) estimait qu’il convenait d’imposer à CBFT des conditions de licence qui : permettent la diffusion d’un maximum de quatre minutes de publicité payante nationale, telle que définie actuellement par la Commission, quelle que soit l’heure d’horloge, et limitent le nombre d’interruptions de programmation aux fins de publicité à un maximum de deux fois par heure d’horloge. La Commission Massey recommandait au Parlement un plan de développement de la télévision canadienne selon lequel la SRC établirait des émetteurs dans un certain nombre de grandes villes du Canada, ajoutant à ce réseau des stations privées qui joueraient le rôle de filiales de la SRC.

1952

Le 6 septembre, CBFT Montréal eut l’honneur d’être la première chaîne de télévision canadienne à commencer à diffuser régulièrement des émissions en français et en anglais. CBLT Toronto entrait en ondes deux jours plus tard. À l’origine, les deux stations offraient 18 heures de programmation par semaine, et étaient capables théoriquement d’atteindre 30% des Canadiens, dépassant de loin le nombre de foyers possédant des téléviseurs.

1953

Une liaison hertzienne exploitée par Bell reliait Toronto et Buffalo, permettant à CBLT de diffuser des émissions américaines « en direct ». Une liaison reliant CBFT Montréal et CBOT-TV, la plus récente station de radio de la SRC, fut inaugurée à temps pour la diffusion du couronnement de la reine Elizabeth II, le 2 juin. La programmation hebdomadaire de la télévision de CBC s’élevait désormais à 30 heures.

La première station de télévision privée canadienne, CKSO-TV (la première station affiliée privée de CBC), entrait en ondes le 25 octobre. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, car elle ne disposait d’aucune source directe d’émissions d’un réseau,  CKSO-TV  proposait un mélange d’émissions produites localement, ainsi que de films et d’émissions enregistrées sur kinescopes produites par CBC à Toronto et envoyés quotidiennement par avion, un mode de télédiffusion qui demeurera  en place jusqu’à ce qu’un système de transmission de micro-ondes relie la station à Toronto en 1956.

Le 28 novembre, à peine un mois après l’entrée en ondes de CKSO-TV, CFPL-TV London devenait la deuxième station affiliée privée.

Le 16 décembre, CBUT Vancouver, entrait en ondes. Elle fut la première station de télévision construite dans l’ouest du Canada.

1954

L’année fut marquée par la mise en service de trois autres stations de télévision : le 10 janvier, CBMT Montréal entrait en ondes (cette station de langue anglaise détenue par la SRC permettrait à CBFT de diffuser en français seulement ; le 31 mai, CBWT Winnipeg entrait en ondes, suivie de CBHT Halifax le 20 décembre.

Quinze stations affiliées privées de la SRC entraient en ondes – à Calgary, Edmonton, Regina, Saskatoon, Sault-Sainte-Marie, Windsor, Kitchener, Hamilton, Kingston, Québec, Moncton, Sydney, Saint John, N.-B. et Port Arthur (appelée aujourd’hui Thunder Bay) et Rimouski.

La SRC disposait désormais de sept stations de télévision détenue à 100% et de 17 stations affiliées privées. En deux années seulement, Radio-Canada avait augmenté la proportion de Canadiens pouvant capter ses émissions de langue française et anglaise à 60%. Le nombre de Canadiens possédant un récepteur de télévision était passé de 150 000 à près d’un million.

1955

Huit autres stations affiliées  privées entraient en ondes à Lethbridge, Brandon, North Bay, Wingham, Barrie, Peterborough, Jonquière et St Johns (T.-N.).

Le 25 juin, CBOFT-TV entrait en ondes. Il s’agissait de la deuxième station de langue française détenue par Radio-Canada.

En mars, la liaison hertzienne exploitée par Bell reliait désormais des stations à Québec, Montréal, Ottawa, Peterborough, Kingston, Toronto, Hamilton, Kitchener, London et Windsor. La SRC continuait d’utiliser des enregistrements kinescopes pour desservir toutes les autres villes.

1956

Des stations privées entraient en ondes à Victoria, Charlottetown, Timmins et Sherbrooke.

La première émission télévisée d’ouverture du Parlement aurait pu être visionnée par 66% des Canadiens.

1957

Des stations privées entraient en ondes à Kamloops, Kelowna, Medicine Hat, Swift Current, Red Deer et Noranda, alors qu’une station anglaise fut établie à Québec.

Le rapport de la Commission royale sur la radiodiffusion, créée le 2 décembre 1955 par décret, fut déposé le 15 mars. Le « Rapport Fowler », ainsi nommé d’après son président, Robert Fowler, couvrait un grand nombre de questions et eut  un impact significatif sur l’élaboration des politiques. Le Rapport Fowler émettait une série de recommandations, tout en priorisant un enjeu primordial : Radio-Canada ne devrait plus jouer le rôle d’organisme réglementaire, et un système unique devrait être créé. Toutes les stations de radio et de télévision canadiennes (et leurs réseaux), publics et privés, en feraient partie intégrante – réglementées et supervisées par un organisme représentant l’intérêt public et responsable devant le Parlement.

Grâce à l’élargissement de la liaison hertzienne, les Albertains pouvaient regarder les matchs de la Série mondiale de baseball

1958

Deux autres stations privées furent ajoutées au réseau de télévision anglais, à Prince Albert et Yorkton, et alors que deux stations furent ajoutées au réseau de langue française, à Matane et à Trois Rivières.

Le réseau de télévision anglais de Radio-Canada comprenait désormais 46 stations (dont seulement 6 détenues à 100% par Radio-Canada), et rejoignait 91% des Canadiens. En diffusant par micro-ondes une émission du 1er juillet grâce à sa  liaison hertzienne entre Victoria, C.-B. et Sydney, N.-É., Radio-Canada célébrait son statut de plus long réseau de télévision au monde. 

Grâce à une liaison hertzienne, la télévision en direct était offerte par CBHT-TV Halifax.

Le réseau français de la SRC comprenait 8 stations privées, CBFT-TV Montréal et CBOFT-TV Ottawa, qui fournissaient la programmation du réseau.

Le 6 septembre, le Parlement adoptait le projet de loi C-55, intitulé Loi sur la radiodiffusion, pour réglementer et superviser le réseau et tout futur réseau – et, par conséquent, toutes les entreprises de radiodiffusion – sous la responsabilité du Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion, formé le 10 novembre.

1959

Quatre stations privées additionnelles entraient en ondes à Dawson Creek, Moose Jaw, Carleton (au Québec) ainsi qu’à Cornwall.

La SRC inaugurait CBY-TV Cornerbrook.

CBHT Halifax ajoutait des réémetteurs à Liverpool, Shelbourne et Yarmouth.

1960

Une station privée était  inaugurée à Lloydminster, la SRC ajoutant CBWFT-TV Winnipeg à son réseau français.

Le Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion tenait des audiences portant sur la « deuxième » chaîne privée prévue dans huit des plus grandes villes du Canada. Les deux premières stations privées de ce genre entraient en ondes à Calgary et à Vancouver.

La liaison hertzienne rendait possible la diffusion en direct de la programmation du réseau de la SRC en Colombie-Britannique.

1961

Plusieurs villes obtenaient une « deuxième » chaîne privée, soit Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal et Halifax.

Une tentative fut lancée en vue de regrouper ces stations dans un nouveau réseau. Le Bureau des gouverneurs attribua une licence à CTN, un réseau de télévision canadien devant être exploité par un consortium dirigé par Spence Caldwell, qui avait échoué dans sa tentative d’obtenir une « deuxième » licence de télévision à Toronto. (À ce sujet, veuillez consulter l’historique du réseau CTV).

Après de nombreuses négociations, CTN entrait en activité à l’automne.

La SRC établissait son propre émetteur en vue de desservir Edmonton (CBXT-TV), CFRN-TV se joignant à cette occasion à CTN.

Une station privée entrait en ondes à Prince George, en Colombie-Britannique.

1962

Une autre station privée entrait en ondes à Terrace, en C.-B.

1964

CBVT-TV Québec entrait en ondes à titre de quatrième station de langue française détenue par Radio-Canada, se joignant au réseau qui comprenait déjà CBFT-TV Montréal, CBOFT-TV Ottawa, CBWFT-TV Winnipeg ainsi que 9 stations affiliées  privées.

CBC inaugurait CBNT-TV à St John’s (à Terre-Neuve), CJON-TV se joignant à cette occasion à CTV.

1966

La télévision couleur fut introduite au Canada une fois que la SRC eut été autorisée à dépenser 15 millions de dollars au départ pour la conversion de ses installations, de son équipement et de ses émetteurs aux spécifications requises pour la télévision couleur

1967

Radio-Canada fut nommée « diffuseur hôte » de l’Exposition universelle (« Terre des Hommes » ou « Expo 67 ») tenue pendant six mois à Montréal sur un groupe d’îles artificielles situées au milieu du fleuve Saint-Laurent près de la ville, à l’occasion du 100e anniversaire de la Confédération canadienne. Plus de 650 000 000 téléspectateurs dans 70 pays regardèrent les cérémonies d’ouverture le 28 avril. De plus, des dizaines d’équipes de radio et de télévision du monde entier eurent recours au Centre international de radiodiffusion de Radio-Canada en vue de relayer une couverture de l’exposition à leurs pays respectifs.

En juillet, la SRC fut également le diffuseur hôte des Jeux panaméricains, tenus pendant deux semaines à Winnipeg.

1968

Le réseau anglais de Radio-Canada diffusait désormais 30 heures par semaine d’émissions en couleur, et le réseau français de Radio-Canada environ 15 heures par semaine.

En vertu d’une loi du Parlement (Loi sur la radiodiffusion) promulguée le 1 er avril, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) succédait au Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion en tant que régulateur et superviseur de la radiodiffusion publique et privée.

1969

CFCY-TV Charlottetown, fondée en 1955 par la famille du colonel Keith Rogers, devenait une station détenue et exploitée par Radio-Canada. Elle changeait d’indicatif d’appel à cette occasion, devenant CBCT-TV.

L’objectif énoncé par le réseau de Radio-Canada – de desservir les Canadiens partout au monde – fut renforcé lors de la création de Telesat Corporation (Telesat Canada), une société d’État ayant pour mandat de fournir le premier satellite à orbite synchrone conçu pour améliorer l’efficacité des communications nationales.

Radio-Canada faisait l’acquisition de CHRE-TV Moose Jaw / Regina, qui changeait d’indicatif d’appel, devenant CBKT-TV. CKCK-TV se joignait au réseau CTN.

1971

En mars 1971, CHUM faisait l’acquisition de CJCB-TV Sydney de même que CKCW-TV Moncton, au Nouveau-Brunswick. Lorsque CBIT-TV entra en ondes à titre de station de Radio-Canada, CJCB et CKCW se joignirent au réseau CTV

1972

Les réseaux de Radio-Canada commençaient à diffuser via le nouveau satellite Anik-1, contribuant à étendre la portée de Radio-Canada, en particulier dans les régions du Grand Nord qui avaient dépendu auparavant de la réception d’émissions nationales aux heures de grande écoute par le biais de « Frontier Coverage Packages ».

1974

Le Programme de rayonnement accéléré proposé par la SRC fut approuvé par le gouvernement. Le programme prévoyait que les collectivités canadiennes sous-desservies de plus de 500 personnes reçoivent un service efficace et dans la langue appropriée.

1975

En décembre, le service Nord de la SRC commençait à diffuser via le satellite Anik, permettant qu’une vaste gamme de services soit fournie par les centres de production de Montréal, Frobisher Bay, Inuvik et Yellowknife.

Radio-Canada inaugurait sa propre chaîne de télévision à Calgary (CBRT-TV). Le 1er septembre, CFAC-TV se désaffiliait du réseau, devenant une station indépendante.

1976

Le Conseil de la radiodiffusion canadienne changeait d’appellation officielle, devenant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

1988

CFPL-TV London et CKNX-TV Wingham se désaffiliaient du réseau CBC.

En conséquence, la Société ouvrait des réémetteurs à Chatham, Kitchener, Paris, Wiarton, Simcoe, Sarnia et Wingham, desservant effectivement tout le sud-ouest de l’Ontario à partir de CBLT Toronto.

1994

Le 18 mars, la télévision anglaise de Radio-Canada diffusait sa dernière émission à partir de l’ancien « Studio One » à Toronto. En fait, il s’agissait du studio ayant inauguré les services de télévision de la SRC dans cette ville.

Toutes les opérations de CBC Toronto furent transférées au nouveau Centre canadien de radiodiffusion situé au 250, rue Front Ouest.

Le 29 août, CHSJ-TV, filiale de Radio-Canada, Saint John (Nouveau-Brunswick) quittait les ondes. Elle fut remplacée par CBAT, détenue en pleine propriété par la Société Radio-Canada. Jusqu’à cette date, le Nouveau-Brunswick avait été la seule province non desservie par une station de télévision de langue anglaise appartenant à Radio-Canada. CBAT utilisait les installations existantes à Fredericton comme studio principal.

CBAT exploitait des réémetteurs à Bon Accord, Moncton, Chatham / Newcastle, Campbellton, Doaktown et Boisetown.

Entre 1984 et 1994, la SRC avait subi cinq coupes importantes dans ses dépenses, représentant 30% des subventions du gouvernement fédéral, entraînant ainsi la réduction des effectifs de 1 200  (12 000?) à un peu plus de 9 000. De nombreuses stations détenues et exploitées sur le marché secondaire furent obligées de supprimer totalement la production locale : dans d’autres cas, celle-ci fut strictement limitée.

1995





Le 1er septembre, CKVR-TV Barrie se désaffiliait du réseau de Radio-Canada, devenant une station indépendante.

À cette même date, CBLT inaugurait trois réémetteurs à Barrie, Huntsville et Parry Sound.

2002

CTV vendait à la SRC des stations MCTV affiliées à Radio-Canada dans le nord de l’Ontario. CFCL-TV-3 Kapuskasing, CFCL-TV-2 Kearns, CHNB-TV North Bay, CJIC-TV Sault-Sainte-Marie, CKNC-TV Sudbury et CFCL-TV Timmins devenaient ainsi des réémetteurs de CBLT.

En Saskatchewan, la famille Forst vendait CJFB-TV Swift Current à la SRC alors que CTV Inc. lui vendait CKOS-TV Yorkton et CKBI-TV Prince Albert.

2005

CBLT inaugurait ses opérations numériques sur le canal 20 depuis la Tour CN. La programmation inaugurale de la fin de semaine des 5 et 6 mars comprenait la première d’un documentaire consacré à une loutre de mer, diffusé par l’émission « The Nature of Things ». Ensuite, Radio-Canada diffusait en HD les faits saillants de projets HD passés et à venir, incluant une histoire populaire du hockey, qui était encore en production à cette époque. La programmation HD se basait sur les horaires du réseau habituel, avec une programmation HD et en écran simultané, le cas échéant.

Le 15 août à 12 h 01, CBC et Radio-Canada mettaient leurs 5 500 employés en lock-out. Des mois de négociations n’avaient pas abouti à une entente entre la Société et la Guilde canadienne des médias sur la question clé du souhait de la Société d’augmenter considérablement le nombre d’employés contractuels pour remplacer ceux qui quittaient par attrition. Au début du mois d’octobre, les membres de la Guilde canadienne des médias votaient sur une nouvelle convention collective. Sur 3 514 bulletins de vote, 88,4% avaient voté en faveur de la ratification de l’entente.

Selon l’entente, les salaires augmenteraient de 12,6% pendant la durée de la convention collective, soit jusqu’au 31 mars 2009.

2006

Le 1er février, le CRTC approuvait une demande de Jim Pattison Broadcast Group Limited Partnership visant à modifier la licence de radiodiffusion de l’entreprise de programmation de télévision CFJC-TV Kamloops et de ses émetteurs, afin de supprimer la condition de licence exigeant que la station soit exploitée en tant qu’affiliée  du réseau national de télévision de langue anglaise de la SRC.

2007

Le 7 avril, le CRTC approuvait une demande présentée par la Société Radio-Canada en vue de modifier la licence de radiodiffusion de l’entreprise de programmation de télévision CBNT St John’s afin d’exploiter des émetteurs à Hopedale, Makkovik, Nain et Postville. Ces émetteurs permettraient aux téléspectateurs des communautés susmentionnées de recevoir des émissions en provenance de CBNT St John’s.

À l’époque, les émetteurs étaient exploités par la SRC comme une entreprise de distribution de radiocommunication (EDR), qui rediffusait la programmation du service de télévision du nord de la SRC.

La SRC avait informé le Conseil que les améliorations apportées à la technologie d’alimentation par satellite lui permettaient désormais de fournir à ces communautés l’ensemble de la programmation de CBNT St John’s. La SRC notait qu’il n'était donc plus nécessaire de détenir une licence distincte pour les RDU de ces émetteurs et demandait que la licence soit révoquée.

Par conséquent, le Conseil révoquait la licence de radiodiffusion attribuée à la SRC à l’égard de l’EDR susmentionnée.

Le 5 novembre 2007, Hubert T. Lacroix fut nommé président et chef de la direction de CBC / Radio-Canada pour un mandat de cinq ans à compter du 1er janvier 2008, succédant à Robert Rabinovitch.

Avant de rejoindre CBC / Radio-Canada, M. Lacroix avait travaillé pour le cabinet d’avocats Stikeman Elliott. Auparavant, il avait agi à titre de président exécutif du conseil de Télémédia Corporation et des autres conseils d’administration des différentes sociétés du groupe Télémédia. Avant de se joindre à Télémédia, il avait occupé le poste d’associé principal chez McCarthy Tétrault, un important cabinet d’avocats canadien.

2008

Le 28 février, la SRC annonçait qu’elle accueillait favorablement le rapport CBC / Radio-Canada: définir la spécificité dans un paysage médiatique en mutation, rapport publié à cette date par le Comité permanent du patrimoine canadien.

« Il est encourageant de constater que le Comité reconnaît la valeur de la radiodiffusion publique pour les Canadiens – sur toutes les plateformes, anciennes, nouvelles et émergentes », déclarait Hubert T. Lacroix. « Face aux bouleversements culturels, technologiques et industriels, les Canadiens ont besoin d’espaces réservés au contenu canadien distinctif. Ce rapport au gouvernement affirme la signification et l’importance de la radiodiffusion publique pour tous les Canadiens et montre comment elle améliore notre vie démocratique et culturelle ».

Selon le rapport : « Le Comité croit que CBC/Radio-Canada est une institution publique essentielle qui joue un rôle crucial en rapprochant les Canadiens les uns des autres…. La grande majorité des témoignages insistait sur le caractère distinctif de CBC/Radio-Canada qui devait se refléter par la qualité, l’originalité et la créativité de sa programmation. Toutefois, être distinctif ne veut pas dire être inaccessible. Ses services doivent être accessibles aux différentes composantes de la population canadienne ».

Le 28 juin, le CRTC approuvait une demande présentée par la Société Radio-Canada en vue d’acquérir de TQS inc. l’actif des entreprises de programmation de télévision de langue française CKSH-TV Sherbrooke, CKTM-TV Trois-Rivières et CKTV-TV Saguenay et son émetteur CKTV-TV-1. Saint-Fulgence, au Québec, ainsi que pour obtenir  de nouvelles licences de radiodiffusion afin de poursuivre l’exploitation de ces entreprises selon les mêmes modalités et conditions en vigueur dans les licences actuelles.

2009

Le 2 février 2009, il fut rapporté que les membres de la Guilde canadienne des médias avaient voté massivement en faveur d’une nouvelle convention collective de cinq ans avec CBC / Radio-Canada. Un grand total de 93% des membres avaient approuvé l’entente historique conclue fin 2008, quatre mois avant l’expiration de la convention précédente.

« Cette nouvelle convention collective repose sur le principe que les personnes sont à la base de toutes les activités de CBC/Radio-Canada », déclarait Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada. « Nous travaillons main dans la main pour renforcer la capacité de la Société à jouer son rôle à titre de radiodiffuseur public national du Canada. »

Le 14 septembre, CBC Television annonçait qu’elle s’associait à d’autres grands radiodiffuseurs canadiens conventionnels, CTV et Global, en vue de créer « Local TV Matters », une alliance visant à informer les Canadiens des enjeux critiques touchant la programmation de la télévision locale et le modèle de radiodiffusion conventionnelle en place.

Le CRTC avait annoncé son intention de mettre en place un cadre permettant aux radiodiffuseurs conventionnels et aux entreprises de distribution par câble et par satellite de négocier la valeur  des signaux locaux.

Comme  la date limite fixée par le CRTC pour recevoir des mémoires sur ces questions et d’autres questions connexes tombait ce jour-là, « les radiodiffuseurs, dans un geste sans précédent, en était arrivé à la nécessité de s’unir pour renforcer l’importance et la valeur de la diversité et du choix dans le paysage médiatique canadien », déclarait Steven Guiton, directeur de la réglementation à CBC / Radio-Canada.

Le 17 novembre, CBC / Radio-Canada comparaissait devant le CRTC pour demander que les entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR) ne puissent plus profiter gratuitement des services de télévision conventionnelle. La SRC déclarait que le système était devenu tellement déséquilibré que le CRTC reconnaissait ne pouvoir se permettre de rester les bras croisés, compte tenu de la menace pesant sur l’avenir d’une programmation canadienne locale de grande qualité.

« Le modèle financier de la télévision conventionnelle au Canada est en train de s’effondrer », déclarait Hubert T. Lacroix, président de CBC / Radio-Canada. « Sans une correction majeure qui permettra aux radiodiffuseurs conventionnels d’obtenir un prix juste pour leurs signaux, les Canadiens devront commencer à s’habituer à la fermeture de leurs stations et à la disparition d’une programmation de haute qualité ».

La SRC présentait au CRTC une proposition de cadre réglementaire visant à corriger les iniquités actuelles du système, qui assurerait l’avenir de la radiodiffusion conventionnelle et la survie du contenu local dans l’intérêt de tous les Canadiens. Comme le voulait la coutume, le Conseil mettait sa décision en délibéré.

2010

Le 22 mars, CBC / Radio-Canada réagissait à la décision récemment annoncée du CRTC concernant le rapport qualité-prix du signal en déclarant qu’à son avis, le CRTC avait « omis aujourd’hui de s’acquitter de sa responsabilité de maintenir un système de radiodiffusion en bonne santé servant les intérêts des Canadiens ».

Dans le cadre récemment annoncé pour la radiodiffusion conventionnelle, le CRTC avait autorisé les radiodiffuseurs privés à négocier une valeur équitable de leurs signaux avec des entreprises de câblodistribution et de télévision par satellite, tout en refusant le même droit à CBC / Radio-Canada.

Le 6 août, alors que le Canada était à environ un an de passer de la télévision analogique à la télévision numérique, CBC / Radio-Canada dévoilait les détails de son plan de conversion.

CBC / Radio-Canada installerait des émetteurs numériques dans tous les marchés où elle produirait une programmation télévisuelle originale, pour un total de 27 émetteurs. Quinze des 27 émetteurs seraient opérationnels d’ici août 2011, les douze autres devant être opérationnels d’ici août 2012.

La Société continuerait à offrir un service analogique au-delà de la date de clôture fixée au 31 août 2011 par le gouvernement sur tous les marchés non identifiés par le CRTC comme obligatoires pour la transmission numérique. Elle avait également demandé au CRTC d’autoriser une extension temporaire du service analogique sur les marchés dont la transition n’était pas prévue après la date limite d’août 2011.

Le 6 août également, le président de la CBC, Hubert T. Lacroix, annonçait le départ de Richard Stursberg, vice-président exécutif des services anglais de CBC / Radio-Canada. Kirstine Stewart, directrice générale de CBC Television, occuperait le poste de vice-présidente exécutive aux services anglais, à titre intérimaire.

Le 9 août, le CRTC renouvelait les licences de radiodiffusion des stations du réseau de télévision de Radio-Canada du 1er septembre 2010 au 31 mars 2011, selon les mêmes  modalités et conditions en vigueur dans les licences actuelles.

2011

Le 10 janvier, la SRC annonçait que Kirstine Stewart, qui occupait depuis août 2010 le poste de vice-présidente exécutive par intérim aux services anglais, avait été confirmée à ce poste, à titre de responsable des services anglais du diffuseur public national. Le changement entrait en vigueur immédiatement.

Le 21 mars, le CRTC renouvelait les licences de radiodiffusion des stations du réseau de télévision de Radio-Canada, du 1er avril 2011 au 31 août 2012, selon les mêmes modalités et conditions en vigueur dans les licences en vigueur à l’époque.

Le 17 juin, le CRTC annonçait qu’il tiendrait une audience le 12 septembre en vue d’examiner les demandes de renouvellement présentées par la SRC pour tous ses divers réseaux de radio et de télévision de langue française et anglaise. Cependant, le 8 juillet, le CRTC annonçait qu’il reportait l’audience de renouvellement de licence de la SRC jusqu’au mois de juin 2012.

Le Conseil indiquait que la décision avait été motivée par deux facteurs. Premièrement, elle avait été prise à la suite d’une demande du Comité de la production de langue anglaise du Québec (QEPC) concernant les mêmes données que celles qui avaient été disponibles pour les renouvellements de licence de groupe pour la télévision privée de langue anglaise, tenus en avril 2011.

Deuxièmement, la CBC / SRC notait ce jour-là que le gouvernement fédéral n’avait pas encore établi son futur budget d’opérations. Dans ce climat d’incertitude, le CRTC avait donc jugé qu’il serait inapproprié d’imposer des conditions de licence. Par conséquent, le CRTC avait décidé de reporter l’audience de renouvellement à juin 2012. Un avis de consultation révisé serait publié en temps voulu, établissant un nouvel échéancier des procédures.

Le 16 août, le CRTC annonçait qu’il autoriserait la SRC à continuer d’exploiter 22 de ses réémetteurs analogiques dans des villes de l’Alberta, de l’Ontario, de la Saskatchewan, du Québec et du Nouveau-Brunswick, jusqu’au 31 août 2012. En annonçant sa décision, le CRTC déclarait que l’approbation de la demande présentée par la SRC, ainsi que de ses modifications techniques connexes, accorderait plus de temps aux foyers concernés qui s’appuyaient sur un service en direct sur des marchés obligatoires de trouver d’autres moyens d’accéder aux services de télévision de la SRC. L’approbation de la demande donnerait également au Conseil l’occasion de discuter des projets de la SRC concernant son système d’émetteur en direct lors de l’audience sur le renouvellement de licence de la SRC, prévue pour juin 2012.

Le 18 août, la licence du réseau de télévision de la SRC fut renouvelée jusqu’en août 2012, sous réserve des modalités et conditions en vigueur dans la licence en vigueur.

Le 15 décembre 2011, la SRC déposait auprès du Conseil les renseignements additionnels qui avait été demandés.

2012

Le 31 janvier, la SRC écrivait au CRTC, lui demandant plus de temps afin d’établir son futur budget d’opérations avant de se voir imposer de nouvelles conditions de licence.

Le 1er février, le CRTC publiait un avis de consultation indiquant que le Conseil avait estimé qu’il serait inapproprié de fixer une date d’audience pour le renouvellement des licences de la SRC tant que la SRC n’aurait pas eu l’occasion d’établir son futur budget d’opérations. Le Conseil reportait donc l’audience sur le renouvellement de la licence jusqu’à nouvel ordre.

Lorsque le budget fédéral fut déposé à la Chambre des Communes le 29 mars, les pires craintes de la SRC furent concrétisées. Les réductions de coûts prévues comprenaient une réduction de 10% du budget d’opérations de 1,1 milliard de dollars de la SRC. La Société devrait donc réduire ses dépenses de 110 000 000 $ sur trois ans.

Après avoir pris connaissance de l’ampleur des réductions nécessaires, la SRC annonçait qu’elle prévoyait que le coût réel pour la Société pourrait atteindre 200 millions de dollars, en prenant en compte des indemnités de départ des employés qui seraient licenciés et de l’inévitable perte de revenus résultant des compressions à la programmation.

Au cours des semaines suivantes, la SRC annonçait qu’au total 650 postes à la programmation en anglais et en français seraient supprimés au cours des trois prochaines années. Kirstine Stewart, vice-présidente exécutive au réseau anglais, déclarait que le budget du réseau anglais serait réduit de 86 millions de dollars, dont 43 millions de dollars à la programmation, entraînant une perte de 256 emplois à temps plein.

Il fut également annoncé que CBC News réduirait son budget de 10 millions de dollars et éliminerait 88 postes de journaliste. La radio de CBC Radio devrait faire face à une réduction de 3 millions de dollars et à la perte de 18 emplois. CBC Sports subirait une réduction de 4 millions, l’émission « Sports Weekend » deviendrait une émission saisonnière et la couverture du sport amateur serait réduite en fin de semaine.

Le nombre d’enregistrements musicaux en direct serait réduit, de même que toutes les émissions dramatiques diffusées à l’antenne de Radio One. Les émissions pour enfants de CBC subiraient également une réduction de quatre heures par semaine de sa programmation.

Le 18 mai 2012, le CRTC écrivait au président de la SRC, Hubert Lacroix comme suit :

Objet : Demandes de la Société Radio-Canada (SRC) en vue de modifier les licences de Radio 2, Espace musique et leurs stations affiliées afin de permettre la diffusion de publicité nationale

Demandes de la SRC en vue de renouveler les licences de radiodiffusion de ses entreprises de programmation de radio et de télévision traditionnelle et spécialisée

Le 1er février 2012, en réponse à votre demande, le Conseil a reporté l’audience de renouvellement des licences de la SRC, prévue en juin 2012 (avis de consultation de radiodiffusion CRTC 2011-379-2). Cette prorogation a permis à la SRC d’établir son budget d’exploitation à la suite du dépôt du budget fédéral en mars.

Le Conseil a reçu les demandes citées en rubrique le 4 avril 2012 de même que des renseignements supplémentaires le 20 avril et est d’avis que l’approbation de ces demandes pourrait avoir des répercussions perceptibles sur la façon dont la radio de la Société Radio-Canada s’acquittera de son mandat au cours des prochaines années.

Par conséquent, le Conseil entend examiner de façon détaillée le rendement et les plans de la radio de la SRC en ce qui a trait à son mandat dans le cadre du processus de renouvellement des licences. Les demandes de modifications, y compris les renseignements supplémentaires déposés, ainsi que la présente lettre, furent ajoutés aux dossiers publics des renouvellements (2011-0286-3 and 2011-0288-9) au Conseil.

Compte tenu de votre requête de prise de décision rapide relativement aux demandes de modifications, le Conseil fixera la date de l’audience publique visant à étudier le renouvellement des licences dans les meilleurs délais. L’audience débutera donc le 19 novembre 2012.

En conséquence, vous êtes priés de déposer une mise à jour de vos demandes au plus tard le 16 juillet 2012.  L’avis de consultation annonçant formellement l’audience ainsi que la possibilité pour les parties intéressées de déposer de nouvelles interventions sera publié une fois que vous aurez mis à jour vos demandes. 

Le 26 juin 2012, l’honorable James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, annonçait la nomination de Rémi Racine à la présidence du conseil d’administration de CBC / Radio-Canada pour un mandat de cinq ans, succédant à Timothy W. Casgrain.

« Au nom de tous les membres du personnel de CBC/Radio-Canada, j’aimerais féliciter chaleureusement M. Racine pour sa nomination comme président du Conseil, » déclarait Hubert T. Lacroix, président-directeur général de la Société. « De toute évidence, son expérience comme administrateur de la Société depuis 2007 constitue un atout précieux. M. Racine possède non seulement une solide compréhension de la situation actuelle de notre organisation, mais aussi des défis et des priorités propres à la mise en œuvre de la Stratégie 2015 : Partout, Pour tous. Je me réjouis de pouvoir poursuivre ma collaboration avec M. Racine dans ses nouvelles fonctions ». 

Le 17 juillet, le CRTC annonçait qu’à compter du 1er août 2012, le Conseil révoquerait les licences de radiodiffusion de CBIT Sydney et de CBKST Saskatoon et leurs émetteurs. Le Conseil approuvait également la demande de la SRC visant à modifier les licences de 23 stations de télévision de langues anglaise et française exploitées par la Société Radio-Canada afin d’enlever les références à tous les émetteurs analogiques. Ces modifications devaient entrer en vigueur le 1er août 2012. La SRC prévoyait cesser l’exploitation de tous ces émetteurs le 31 juillet 2012.

La SRC avait déposé une demande en vue de révoquer les licences de ses entreprises de programmation de télévision, CBIT Sydney (Nouvelle-Écosse) [1] et CBKST Saskatoon (Saskatchewan) et leurs émetteurs. La SRC avait également demandé que soient supprimés de ses licences tous les émetteurs analogiques de ses 23 stations de télévision de langues anglaise et française.

Le 9 août, le CRTC annonçait le renouvellement des licences du réseau de télévision de Radio-Canada et des stations qu’elle possédait et exploitait du 1er septembre 2012 au 31 août 2013, sous réserve des modalités et conditions en vigueur dans les licences actuelles. Comme cela avait été annoncé précédemment, l’audition des demandes de renouvellement de ces licences aurait lieu à compter du 19 novembre 2012.

Le 9 octobre, il fut annoncé que Hubert Lacroix avait été reconduit dans ses fonctions de président et chef de la direction de CBC / Radio-Canada pour un autre mandat de cinq ans, à compter du 1er janvier 2013.

Le 30 novembre, Radio-Canada tenait une audience de deux semaines sur le renouvellement des licences devant le CRTC à Ottawa.

Dans un communiqué de presse à l’issue de l’audience, Radio-Canada déclarait :

« La Société a profité de cette occasion pour réaffirmer son engagement à l’égard du rôle unique et essentiel que joue le radiodiffuseur public dans le système canadien de radiodiffusion et pour rappeler les défis auxquels elle fait face pour jouer ce rôle. Afin de relever ces défis, un cadre réglementaire plus souple est nécessaire ainsi que la capacité de générer des revenus supplémentaires.

« ‘Le Parlement nous a confié un mandat clair et nous avons une vision claire de ce que nous voulons accomplir’, a déclaré Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada. ‘ La plupart des personnes qui ont comparu devant le Conseil au cours des deux dernières semaines nous demandent d’en faire encore plus : plus d’émissions canadiennes, plus de documentaires, plus d’émissions originales, plus d’émissions pour enfants, plus de reflet régional de leur réalité, plus de rayonnement de leurs communautés et de leurs artistes’ ».

2013

Le 27 février, le Bureau du vérificateur général déclarait n’avoir constaté « aucune lacune importante dans les systèmes et pratiques de la Société Radio-Canada », selon son audit récemment publié.

Le Bureau du vérificateur général présentait le rapport de l’examen spécial de 2013 au conseil d’administration de la Société. « Cette opinion sans réserve est le meilleur résultat qu’un organisme fédéral puisse obtenir », soutenait le président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, dans un communiqué.

L’examen couvrait la période d’octobre 2011 à juin 2012. Le rapport confirmait que le diffuseur public gérait les ressources avec efficience et économie étaient protégés et contrôlés. « Ce résultat démontre aux Canadiens que nous administrons le diffuseur public avec rigueur », ajoutait Hubert T. Lacroix.

Alors que le Vérificateur général louait les « bonnes pratiques de la Société dans grand nombre de domaines, » il notait que la Société pourrait améliorer la gestion de ses systèmes et pratiques, notamment dans la gestion des ressources humaines 

Le 28 mai, le CRTC annonçait qu’il renouvelait toutes les licences de radio et de télévision détenues par la SRC, pour une période de cinq ans, jusqu’au 31 août 2018.

Au moment des audiences sur le renouvellement des licences de la SRC en novembre 2012, le Conseil avait reçu et examiné plus de 8 000 interventions concernant ces demandes de renouvellement. En annonçant sa décision, la Commission déclarait :

« Les conditions de licence imposées par le Conseil sont l’aboutissement des discussions qu’il a engagées avec la SRC sur ses plans relatifs à sa prochaine période de licence, y compris son plan stratégique quinquennal Stratégie 2015 : Partout, Pour tous. Les conditions reflètent également les nombreuses interventions de qualité reçues par le Conseil au cours du présent processus public. Elles veilleront à s’assurer que la SRC :

« renforce sa position de chef de file en tant que service pancanadien représentant tous les Canadiens et répondant aux besoins de ceux-ci, quel que soit leur lieu de résidence, dans les deux langues officielles;

« continue à contribuer de manière significative à la vie culturelle canadienne en s’assurant de promouvoir la musique canadienne et de créer des émissions canadiennes;

« intensifie son rôle dans la vie des plus jeunes citoyens canadiens en diffusant des émissions canadiennes destinées aux enfants.

« Pour atteindre ces objectifs, les stations de télévision de langues anglaise et française de la SRC devront, entre autres choses :

« offrir une grille-horaire raisonnablement équilibrée comprenant des émissions tirées de diverses catégories, ainsi qu’une programmation provenant de toutes les régions du Canada et reflétant celles-ci;

« diffuser au moins 7 heures par semaine d’émissions d’intérêt national aux heures de grande écoute à la télévision de langue française et au moins 9 heures par semaine de ce type de programmation aux heures de grande écoute à la télévision de langue anglaise;

« diffuser au moins 15 heures par semaine d’émissions canadiennes destinées aux enfants de moins de 12 ans.

Le Conseil approuvait en partie la requête de la SRC d’introduire de la publicité nationale sur Espace Musique et Radio 2, laquelle avait été déposée avec ses demandes de renouvellement de licences. Le Conseil estimait que la publicité permettrait de s’assurer que la SRC dispose des ressources nécessaires pour continuer à offrir une programmation variée et de grande qualité. Cependant, le Conseil imposait des conditions de licence limitant le temps de publicité à un maximum de quatre minutes par heure et à deux fois l’heure la fréquence à laquelle la programmation pouvait être interrompue pour la diffusion de publicité.

Dans une opinion minoritaire à ce sujet, le vice-président du CRTC Tom Pentefountas déclarait, en partie : « N’en déplaise à mes collègues du comité d’audition, j’ai essayé par tous les moyens de me rallier à leur point de vue, mais je ne peux pas en bonne conscience accepter cette demande de la titulaire. Ce n’est pas de gaité de cœur que je prends cette position, mais j’aimerais mettre en évidence, en tout début de mon exposé, que je m’oppose fermement à la demande de modification des licences de Radio 2 et Espace Musique en vue d’être autorisés à diffuser des messages publicitaires d’annonceurs nationaux ».

Le mardi 26 novembre 2013, la Ligue nationale de hockey et Rogers Communications annonçaient conjointement avoir conclu une entente pour la diffusion au Canada par Rogers de tous les matchs de la LNH, y compris les séries éliminatoires et la finale de la coupe Stanley, sur toutes ses plateformes et dans toutes les langues. Cette entente, d’une durée de douze ans, viendrait à échéance en 2025-26.

En plus des droits de diffusion exclusifs pour  tous les matchs des séries éliminatoires et de la finale de la coupe, Rogers détiendrait les droits exclusifs des événements spéciaux tels que les futurs matchs des étoiles de la LNH et du repêchage de la LNH.

Cette entente garantissait également qu’il n’y aurait plus de régionalisation des matchs ni d’embargos locaux. Rogers disposerait de trois fenêtres exclusives pour diffuser tout match impliquant une équipe canadienne : les mercredis soirs, les samedis soirs et les dimanches soirs. Les amateurs auraient la possibilité de regarder ces matchs, peu importe leur emplacement géographique au Canada.

Dans le cadre de cet accord, Radio-Canada continuerait à diffuser la soirée du hockey au Canada pendant au moins les quatre prochaines saisons, mais Rogers en contrôlerait la production et l’exécution, y compris le contenu éditorial et le personnel en ondes. Rogers tirerait également des revenus de ces émissions.

Radio-Canada ne toucherait aucun revenu de la Soirée du hockey au Canada, mais elle n’aurait pas à dépenser l’argent public dont elle avait besoin pour ces émissions. La finale de la coupe Stanley serait diffusée par Radio-Canada.

TSN poursuivrait sa couverture régionale des Maple Leafs de Toronto, des Sénateurs d’Ottawa, des Jets de Winnipeg et du Canadien de Montréal.

2014

Au 6 février 2014, aucune décision n’avait encore été annoncée quant à savoir si Don Cherry, commentateur à l’émission de langue anglaise Hockey Night in Canada, demeurerait à ce poste au-delà de la saison en cours.

Le 10 mars 2014, Rogers dévoilait les détails de la nouvelle équipe de diffusion de l’émission de langue anglaise « Hockey Night in Canada » et des autres propriétés de hockey de Rogers. George Stroumboulopoulos, une personnalité à l’antenne du réseau anglais de Radio-Canada, remplacerait Ron MacLean en tant que principal animateur. Stroumboulopoulos avait précédemment animé des émissions-causeries et avait passé quatre ans en tant que commentateur sportif à l’antenne de « The Fan 590 » à Toronto.

Ron MacLean continuerait à travailler pour l’émission, mais dans un rôle réduit, aux côtés de Don Cherry lors de la diffusion de « Hockey Night in Canada » le samedi, et participerait le dimanche soir à l’émission « Hometown Hockey Community Celebration ».

Jeff Marek, ancien animateur de « Hockey Night in Canada » à la radio, présenterait l’émission « Thursday Night Hockey » à l’antenne de Sportsnet Radio 360, ainsi que les émissions d’avant-match de la LNH, en après-midi et en fin de semaine. Daren Millard, radiodiffuseur chevronné à l’antenne de Sportsnet depuis l’entrée en ondes de cette dernière, animerait l’émission « Wednesday Night Hockey » à la radio Sportsnet, ainsi que les émissions de radio régionales des Maple Leafs de Toronto sur Sportsnet.

Le 10 avril, le président et chef de la direction de CBC / Radio-Canada, Hubert Lacroix, annonçait lors d’un discours devant le personnel que CBC / Radio-Canada prévoyait effectuer des compressions budgétaires totalisant 130 000 000 $ au cours des deux prochaines années. Le processus impliquerait l’élimination de 657 postes. La Société devrait également payer des indemnités de départ de 33,5 millions de dollars.

Les compressions étaient devenues nécessaires en vue d’équilibrer le budget actuel, déclarait le président et chef de la direction, Hubert Lacroix, dans un communiqué de presse. La perte des droits des droits de diffusion  matchs de hockey de la LNH, la diminution des revenus tirés de la vente de publicité, les cotes d’écoute plus faibles que prévu de certaines séries télévisées de Radio-Canada et les revenus décevants de la publicité radiophonique d’Espace musique et de CBC Radio 2 avaient contribué à cette décision.

Lacroix déclarait en outre que CBC / Radio-Canada se retirait du marché de négociation de droits sportifs professionnels, et annonçait l’annulation des extensions de service prévues dans de nouvelles régions telles que London, Ontario. Il déclarait que les groupes de vente de publicités de CBC et Radio-Canada seraient consolidés.

2016

Le 5 septembre, Radio-Canada annonçait que le présentateur du journal télévisé The National, Peter Mansbridge, prendrait sa retraite à l’été 2017, après avoir présenté la couverture des célébrations du 150e anniversaire du pays à Ottawa, le 1er juillet. Il présenterait son dernier bulletin de nouvelles national le vendredi 30 juin 2017.

2017

Le vendredi 30 juin, Peter Mansbridge présentait son dernier journal télévisé « The National » sur CBC. À la fin du journal télévisé, au cours duquel il indiquait qu’il s'agirait de son dernier journal télévisé régulier, Peter déclarait : « Merci d’avoir regardé le journal télévisé durant toutes ces années ; cela a été pour moi une grande aventure, mais un privilège également, puisque je vous ai présenté l’actualité nationale, où que vous ayez été, et je ne peux qu’espérer que vous trouviez que cela en valait la peine. Au revoir ».

Après avoir partagé les fonctions de présentateur de CBC National aux côtés de Knowlton Nash à partir de 1988, Peter avait repris les rênes du journal télévisé en 1992, après que Nash eut fait son dernier reportage le 28 novembre de la même année.

Le dimanche 1er juillet, Peter Mansbridge présentait son journal télévisé d’adieu sur CBC en animant la couverture télévisée des célébrations du 150e anniversaire du Canada se déroulant devant les édifices du Parlement à Ottawa.

Le 27 juillet, le CRTC renouvelait les licences de radiodiffusion de toutes les entreprises de programmation de télévision et de radio appartenant à la SRC du 1er septembre 2018 au 31 août 2019, selon les  modalités et conditions en vigueur dans les licences actuelles. Le Conseil prolongeait également les obligations  de distribution des entreprises de programmation de télévision CBC News Network, ICI RDI et ICI ARTV jusqu’au 31 août 2019.

Le Conseil notait également que le mandat de l’actuel président et chef de la direction de la SRC se terminerait en décembre 2017 et qu’un certain nombre de postes au conseil d’administration de la SRC étaient ou seraient bientôt vacants. Le CRTC déclarait que cette décision permettrait au prochain président et chef de la direction de la SRC et à son nouveau conseil d’administration d’avoir un impact important sur les plans de renouvellement des licences de la SRC.

Le Conseil déclarait également que cette décision ne réglait aucun problème pouvant découler du renouvellement de ces licences. Le Conseil envisagerait le renouvellement de ces licences à une date ultérieure et les personnes intéressées auraient la possibilité de présenter leurs observations au moment opportun.

Le 19 décembre, Rogers Media et la SRC annonçaient avoir conclu une entente de sous licence d’une durée de sept ans pour les émissions de langue anglaise de « Hockey Night in Canada » et les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, à compter de la saison 2019-2020. La nouvelle entente, qui faisait suite à une précédente entente de sous licence de quatre ans et à une prolongation d’un an, durerait jusqu’à la fin de la saison 2025-26, date à laquelle l’entente de droits de diffusion nationale de 12 ans de Rogers et la LNH viendrait à échéance.

L’entente prévoyait que les émissions de « Hockey Night in Canada » se poursuivraient tous les samedis soirs à CBC, Sportsnet et City. De plus, les matchs de « Hockey Night in Canada » continueraient d’être disponibles sur les applications CBC Sports, CBC TV, CBCSports.ca, Rogers NHL LIVE et Sportsnet NOW.

« Au fil des ans, CBC a été pour nous un excellent partenaire et nous sommes ravis de prolonger notre relation avec elle », déclarait Rick Brace, président de Rogers Média. « Hockey Night in Canada est la marque de hockey la plus célèbre au pays : il s’agit d’une émission imprégnée de tradition. Nous nous sommes engagés à travailler ensemble pour faire en sorte qu’elle atteigne le public le plus large possible ».

Une partie de cette entente prévoyait que CBC continuerait à diffuser les matchs de saison régulière télévisés à la télévision samedi soir ainsi que les quatre rondes des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. La marque « Hockey Night in Canada » serait maintenue à CBC et sur toutes les plateformes de Rogers Media le samedi soir. Sportsnet continuerait à produire les matchs, à conserver tout contrôle du contenu éditorial et à gérer la publicité, les matchs continuant à être produits à partir du studio central de Sportsnet.

2018

Le 3 avril, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, annonçait que Catherine Tait, haute dirigeante de la télévision et du cinéma canadiens, deviendrait la première femme présidente et chef de la direction de CBC / Radio-Canada. En juin, elle succéderait à Hubert T. Lacroix, président et chef de la direction, lorsque ce dernier terminerait son mandat de dix ans.

En présentant Tait lors d’un point de presse à Ottawa, la ministre déclarait que Tait était « une championne du contenu canadien qui avait traversé avec succès la vague du changement en passant des médias et des moyens de communication traditionnels jusqu’au monde numérique d’aujourd’hui ».

Âgée de 60 ans, Tait avait travaillé dans le secteur du cinéma et de la télévision au Canada et aux États-Unis pendant plus de 30 ans, notamment à Téléfilm Canada dans les années 1980 en tant que directrice des politiques et de la planification. De 1989 à 1991, elle fut attachée culturelle du Canada en France. Ensuite, à titre de présidente de Duopoly, une entreprise indépendante basée à Brooklyn, NY produisant des films, des émissions de télévision et des contenus numériques, Tait avait contribué à fournir des services de stratégie d’affaires. Tait et la productrice de films Liz Manne avaient cofondé cette entreprise en 2002.

Au Canada, Tait fut présidente de Salter Street Films de 1997 à 2001. Cette entreprise produisait la célèbre émission diffusée sur les ondes de CBC, « This Hour Has 22 Minutes ». Elle avait également siégé au comité de régie d’entreprise de CHUM Ltd. de 2004 à 2007.

CTA Donation - FR

Nous dépendons des subventions et des dons de l’industrie

Voyez nos commanditaires